L'Institut de Recherche en Chirurgie Orthopédique et Sportive
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Entorse

Il s’agit de la pathologie traumatique la plus fréquente. Elle concerne une personne sur 10 000 par jour. Elle représente jusqu’à 50 % des accidents chez le footballeur.
9 fois sur dix, elle concerne le ligament latéral externe de la cheville.

ENTORSE RECENTE

Habituellement, le patient se “ tord ” la cheville . le pied partant en dedans.

La douleur initiale est aiguë. On peut entendre un craquement. Néanmoins, dans le feu de l’action, le patient poursuit souvent son activité sportive.
La douleur réapparaît régulièrement quelques heures plus tard et s’intensifie.
La cheville gonfle et l’on constate quelques fois le fameux “ œuf de pigeon ” qui est en fait une poche de sang sur le bord latéral de la cheville.

La lésion est variable. Il peut s’agir d’un simple “ étirement ” tendineux, d’une déchirure partielle ou d’un arrachement complet du ligament latéral externe. Le plus souvent, c’est le faisceau antérieur du ligament  qui est lésé.


Le traitement initial nécessite de “ glacer ” la cheville afin de limiter son gonflement et donc la douleur. Il faut surélever la cheville. L’appui et les déplacements doivent être limités. La prescription d’antalgiques et d’anti-inflammatoires, l’usage de cannes anglaises sont utiles à la phase initiale. 
Dès la reprise de l’appui, il faut mettre en place une orthèse souple généralement pour 5 à 6 semaines (durée de la cicatrisation ligamentaire). Ce système comprend 2 valves en plastiques reliées par des Velcros qui empêchent la cheville de se tordre et de recréer le mécanisme lésionnel qui a occasionné l’entorse. Il en existe de très nombreux modèles  (Airlock ,aircast , axmed ……) qui remplacent avantageusement les bottes plâtrées , permettent un appui total et ne nécessitent généralement  pas la mise sous anticoagulants.

Vers le 10e jour, on débutera une rééducation qui devra répondre à plusieurs objectifs :
- lutte contre l’œdème et les douleurs, avec massages de drainage et ultrasons
- récupération des amplitudes articulaires
- rééducation proprioceptive : il s’agit d’apprendre au patient à verrouiller sa cheville, en lui réapprenant à se stabiliser sur des plateaux  instables ou des ballons. Ces exercices sont indispensables pour éviter la récidive de l’entorse et l’apparition d’une cheville instable. 

INSTABILITE DE CHEVILLE

Il s’agit de la récidive d’entorses de la cheville régulières et sans raisons déclenchantes apparentes . Le patient se “ tord ” la cheville facilement. Il existe plusieurs épisodes par ans et la pratique sportive est fréquemment interrompue.
Parfois , c’est la persistance de douleurs de chevilles qui conduisent au diagnostic.

Celui-ci sera confirmé par la réalisation de clichés dynamiques qui nécessitent de tordre la cheville et permettent de confirmer le bâillement excessif de l’articulation entre le tibia et le talus.
On effectue également des manœuvres de tiroir antérieur ou la cheville est poussée en avant par rapport à la jambe. 
Les radiographies sont effectuées de façon comparative.


En absence d’amélioration suffisante par une kinésithérapie proprioceptive bien menée, il est nécessaire de “ reconstruire ” un plan externe.
Le plus souvent on effectue une remise en tension du plan externe qui a cicatrisé de façon trop lâche. Selon la qualité du reliquat tendineux, on associe parfois un renfort avec le tissu tapissant le péroné. On parle alors d’un lambeau au périoste.



En pratique, l’hospitalisation est d’environs  48 heures.
Le patient est immobilisé par une botte durant 21 jours sans appui. Secondairement l’appui est autorisé et l’on débute une rééducation. L’immobilisation est limitée au port d’une orthèse amovible pour encore 3 semaines.
L’arrêt de travail est d’un mois pour un sédentaire et de 2 mois pour un travailleur de force.

CONFLIT ANTERO LATERAL CHEVILLE
Le patient se plaint essentiellement d’une douleur sur le bord antéro externe de la cheville. Cette gêne prédomine en position accroupie et en flexion dorsale de la cheville. Celle-ci est souvent empatée et gonfle parfois.
Il peut exister une sensation subjective d’instabilité de la cheville. Néanmoins, les clichés dynamiques ne retrouvent pas d’instabilité objective.
Il s’agit de la conséquence d’entorses à répétitions.
Un tissu de cicatrisation apparaît après chaque entorse du LLE.
Ce tissu volumineux peut encombrer l’articulation et se coincer dans l’articulation lors de certains mouvements.
Il s’agit d’un diagnostic d’élimination après la réalisation d’un arthroscanner éliminant une autre cause. On peut mettre en évidence  par cet examen ce tissu cicatriciel hypertrophique.
Une infiltration d’anesthésique local est réalisée durant l’examen et soulage le patient.
Le traitement consiste en une résection du tissu cicatriciel sous arthroscopie.
Ce geste a lieu sous anesthésie loco régionale.


Atelier Sherfi

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