L'Institut de Recherche en Chirurgie Orthopédique et Sportive
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Complications

- Les complications de l’anesthésie ne sont pas spécifiques.

L’infection est une complication rare (1% environ) mais est la plus redoutable. Il est impossible en l’état actuel des connaissances scientifiques de réduire le risque d’infection à 0 %. Ce risque ne dépend en effet pas seulement du chirurgien, de la technique chirurgicale employée, des soins post-opératoires. Il dépend pour une très large part également de paramètres que le chirurgien, l’anesthésiste et l’équipe soignante ne peuvent maîtriser, quels que soient les efforts et la qualité apportés aux soins. Les exemples de risque infectieux liés aux patients sont nombreux et très variables d’un patient à l’autre : diabète, maladie immunitaire, SIDA, infection évolutive dans une autre partie du corps (infection urinaire par exemple), état général du patient, âge, état de propreté du patient lui-même...

Une infection nécessite en général le changement de la prothèse, en deux fois le plus souvent : temps de dépose prothétique, temps de repose prothétique. Ces deux temps sont entrecoupés d’une longue période d’antibiothérapie intraveineuse puis orale.

Quoiqu’il en soit, afin de diminuer le risque d’infection, de nombreuses précautions seront prises par le chirurgien et l’équipe soignante avant, pendant et après l’intervention.

Les fractures : elles peuvent survenir pendant l’intervention et sont alors immédiatement traitées : la conséquence peut être un ralentissement du rythme de rééducation.
Elles peuvent survenir après l’intervention, même plusieurs années après. Leur prise en charge nécessite impérativement un avis spécialisé, le plus souvent le retour vers le chirurgien qui a posé la prothèse.

La luxation de la prothèse : rare, mais ennuyeuse, car nécessitant le plus souvent une réintervention de stabilisation.

Les ruptures musculaires, notamment du muscle sous-scapulaire. Elles sont surtout fréquentes en cas de luxation ou de défaut technique dans la réparation per-opératoire du muscle.

L’usure de la prothèse : ce n’est pas vraiment une complication, puisque toute prothèse posée dans le corps s’use, comme une pièce d’automobile. La vitesse d’usure dépend du patient, du type de prothèse, de l’utilisation qui est faite de la prothèse, de la qualité de pose… Elle survient le plus souvent après plus de 10 ans de fonctionnement de la prothèse et n’est pas toujours douloureuse. Seule l’apparition d’une douleur peut conduire à changer la prothèse usée.


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