L'Institut de Recherche en Chirurgie Orthopédique et Sportive
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Complications

Malgré les progrès réalisés par l’arthroscopie, la chirurgie de la coiffe des rotateurs n’est pas exempte de complications.
Celles-ci sont peu fréquentes et la plupart guérissent sans séquelles et sans nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale.
Certaines sont toutefois plus sérieuses et peuvent nécessiter une voire plusieurs nouvelles interventions chirurgicales pour obtenir une guérison.

 

1°) La récidive de la rupture tendineuse


C’est la principale complication en terme de pourcentage.
Elle est d’autant plus fréquente que :
- L’état des tendons est initialement mauvais : tendons rétractés, muscles atrophiés.
- Les tendons sont trop fins et peu mobilisables à la traction lors de l’intervention.
- L’immobilisation n’est pas respectée.
La récidive est ainsi rare (<10%) pour une rupture relativement récente, peu rétractée, où la réparation s’est effectuée sur un tendon épais et facilement mobilisable.
Elle peut aller jusqu’à 40, voire 50%, en cas de rupture opérée trop tardivement, avec un tendon rétracté, fin et difficilement mobilisable et des muscles atrophiés.
Une récidive de rupture tendineuse ne donne pas toujours les mêmes symptômes qu’avant l’intervention, notamment en terme de douleurs et parfois seule une perte de force partielle est constatée. Une nouvelle intervention n’est alors pas nécessaire.
Seule la réapparition de la douleur, non calmée par le traitement médical, peut amener à proposer un nouveau geste chirurgical :
- Soit une nouvelle tentative de réparation si l’état du tendon et des muscles au contrôle arthroscanner le permettent.
- Soit d’autres thérapeutiques chirurgicales : transferts tendineux, prothèse inversée.

 

2°) La capsulite rétractile


C’est la deuxième complication en fréquence : elle survient dans 3 à 6% des cas.
Complication imprévisible et indépendante de l’état du tendon, du type de chirurgie, du chirurgien, elle est directement liée à une réaction « excessive » de l’épaule à l’intervention chirurgicale.
Elle prolonge le délai de récupération, le multipliant souvent par 2 ou 3, avec une récupération pouvant nécessiter parfois 18 mois ou plus.
Elle n’a pas d’incidence directe sur la cicatrisation tendineuse.
Les séquelles sont très rares parfois à type de raideur partielle de l’épaule dans les gestes amples, plus rarement à type de douleurs résiduelles.
Le traitement repose sur la lutte contre la douleur et la rééducation douce

 

3°) Infection


Exceptionnelle dans la chirurgie arthroscopique, elle est
- Superficielle : dans 0,1 à 0,3% des cas, ne nécessitant qu’un traitement par antibiothérapie courte et soins locaux.
- Profonde : dans moins de 0,1% des cas, nécessitant alors une nouvelle intervention chirurgicale et une antibiothérapie prolongée.  Le résultat final dépend alors de la possibilité de garder ou non le matériel de réparation et donc de la vitesse de réaction face à cette complication.
Les signes cliniques étant les mêmes dans les deux cas : fièvre, aspect inflammatoire des cicatrices, écoulement anormal, gonflement de l’épaule, seul votre chirurgien pourra faire la différence entre infection superficielle et profonde.

 

4°) Beaucoup plus exceptionnelles :


- Les complications nerveuses : paralysie partielle et transitoire de certains muscles de la main ou du membre supérieur, rares (0,15% des cas), le plus souvent liées à l’anesthésie loco-régionale.
- Les complications vasculaires : rarissimes, liées à l’anesthésie le plus souvent.

 


Atelier Sherfi

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